Comment ça marche : l’AgroForesterie et le Maraîchage

Comment ça marche : l’Agroforesterie et le Maraîchage

Où comment ASSOCIER les ARBRES et les LÉGUMES
Avant que les arbres ne soient progressivement arrachés à partir du sortir de la guerre, les associations entre arbres et cultures maraichères étaient répandues.
Allier arbres fruitiers et légumes étaient des mélanges typiques du pourtour méditerranéen.
Contrairement aux idées reçues, l’arbre n’est pas un obstacle physique ou physiologique pour les cultures. Au contraire il est un allié précieux : la présence d’arbres assure une protection climatique et biologique des cultures, améliore la qualité des sols et leur capacité de stockage d’eau.
De plus, il existe une multitude d’aménagements agroforestiers : haies, alignements intra-parcellaires, arbres têtards, bosquets. Autant d’éléments qui permettent de diversifier les productions (bois d’œuvre, bois énergie, bois d’amendement, …) et apportent une véritable identité paysagère à l’exploitation et au territoire.

Parcelle de jardin préparée pour le maraîchage avec des arbres en bordure coupés en trognon, des fruitiers, des branches servant de poteaux et les rameaux utilisés pour le BRF pour toujours avoir un sol couvert qui, en plus de cette couverture, produira de l’humus.

A l’échelle du système arbre/culture

+ Tempérer les excès climatiques qui peuvent affecter la production : Protéger du froid et du vent : que ce soit sous forme de haies ou d’alignement intra-parcellaire, ils limitent la vitesse du vent. De par leur propre transpiration, ils augmentent le taux d’humidité autour d’eux. Ainsi, cela contribue à limiter les chutes

de températures et à protéger du dessèchement en réduisant l’évapotranspiration des cultures sous-jacentes.
Par ailleurs, les arbres protègent des coups de soleil. Cet effet sera maximal en orientant les lignes d’arbres dans le sens Nord-Sud : les cultures bénéficieront du soleil du matin et de la fin d’après-midi et seront à l’abri aux heures les plus chaudes de la journée.

+ Améliorer la ressource en eau : Les arbres agroforestiers développent un système racinaire en profondeur, de par la présence des cultures. Ils ont la capacité de remonter l’eau des couches profondes du sol vers la surface pour les cultures. L’eau est également mieux retenue dans la parcelle grâce à la structuration du sol par les racines (d’autant plus quand les arbres sont associés à des couverts végétaux).

Enfin, le filet racinaire en profondeur des arbres filtre les pollutions, limitant ainsi que les éléments ne se retrouvent dans les nappes phréatiques.
Témoignage : sur l’exploitation de Denis Florès, qui associe noyers et légumes dans le Gard, les tomates pesaient l’été dernier 800g, sans arrosage pendant 2 mois excepté les pluies.

A l’échelle de l’exploitation :

+ Diversifier les productions :

• Du bois d’œuvre : en agroforesterie, on utilise des feuillus précieux (noyers, merisiers, alisiers, cormiers…) pour produire du bois d’œuvre de qualité. Les récoltes se feront après plusieurs dizaines d’années.
• Du bois énergie et du Bois Raméal Fragmenté (BRF) : les haies, les arbres têtards, ou des essences adaptées telles que le peuplier peuvent être taillés plus régulièrement pour fournir servir à fournir du bois énergie ou du BRF. Ce dernier est particulièrement intéressant dans le cadre du maraichage pour améliorer la fertilité des sols.
Des fruits : associer fruitiers et légumes est souvent recherché par les producteurs, notamment pour répondre à la demande des clients.

+ Recréer une fertilité et une biodiversité in situ : arbres, couverts végétaux, réduction du travail du sol sont autant d’éléments qui permettent de structurer le sol et d’y recréer une vie biologique : de meilleurs taux de matière organique, des sols vivants qui amènent à limiter l’usage d’intrants.

+ Lutter naturellement contre les ravageurs : ramener de la biodiversité végétale s’accompagne de la faune qui y est associée. Ainsi, de nombreux auxiliaires sont présents pour lutter efficacement contre les ravageurs sans intrants extérieurs.
+ Un confort de travail : Lorsqu’on est maraicher, on passe bien souvent toute la journée dehors. Alors quand il fait chaud, le confort c’est important. L’ombre que procurent les arbres protège les cultures mais aussi les hommes !

 A l’échelle du territoire :

+ Stocker du carbone : les arbres sont des puits de carbone. Ils permettent non seulement d’atténuer les effets du changement climatique mais participent également à recapitaliser les sols en carbone.

+ Recréer une trame écologique : tous les éléments arborés sont d’excellentes sources d’habitats pour tout un cortège floristique et faunistique. Un très bon moyen de restaurer des corridors écologiques et de contribuer aux objectifs de la Trame Verte et Bleue

+ Embellir les paysages …

Nos récentes actions dans l’un de nos jardins :

Remis en état d’une haie brise vent et mellifère

Dans l’un de nos jardins de Grozieux, nous avons remis en état une haie d’altéa. Cette haie déjà existante n’avait pas été entretenue et les altéas plus les ronces envahissaient plus de 2 mètre de largueur cultivable.

En retaillant cette haie, nous dégageons un peu d’espace cultivable sur une butte légèrement en hauteur. Orientée plein sud et protégée du nord par les altéas, cette partie sera idéale pour les plantes et aromatiques aimant une forte chaleur.

En taillant régulièrement les altéas, nous retrouvons la partie du trognon à partie de laquelle ils avaient été taillés autrefois. Ils referont de meilleurs rameaux que l’on pourra utiliser pour le BRF.

En attendant la repousse, nous replanterons au printemps des tournesols entre les pieds d’altéa. En plus de donner des graines pour notre plantothèque, ils apporteront de la nourriture et refuge aux pollinisateurs et aux oiseaux.

Planter des fruitiers

Dans un autre de nos jardins de Grozieux, nous avons décider d’installer des arbres fruitiers dans le cadre de notre jardin maraîcher en agroforesterie. Cet apport sur le moyen et long terme apportera, des fruits en premier temps et au préalable des fleurs pour les pollinisateurs et des supports pour les oiseaux. Puis dans un second temps, un apport de biomasse, soit par les feuilles ou la taille des rameaux en BRF (dont d’anciens fruitiers et surtout d’autres arbres présents que l’on n’osaient toucher).

Liste des fruitiers plantés (issue des Pépinières MELLOT à 18240 SANTRANGES) :

  • 1 Gojy (Lucium Chinensis)
  • 1 Kaki (Diospyros)
  • 1 Figuier (Ficus Carica)
  • 4 groseilliers (Ribes) : 2 rouges + 2 jaunes)
  • 2 Kiwi (Actinida) : 1 mâle + 1 femelle
  • 2 Pruniers (Prunus Domestica) : 1 Quetsche, 1 Stanlay
  • 3 Cerisiers (Prunus Cerasus) : 1 Bigarreau, 1 Griotte de Montmorency, 1 Lapins

 


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