Actualité : Mardi 8 Août 2016 #EarthOvershootDay ou le #JourDuDépassement !

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Actualité : Mardi 8 Août 2016 #EarthOvershootDay ou le #JourDuDépassement !

Ce Jeudi 13 Août 2015 … Ce lundi 8 août 2016, l’humanité (âgée de quelques milliers années) aura consommé la totalité des ressources que notre bonne vieille planète (âgée de 4,3 milliards d’années) peut renouveler en un an sans dommage et vivra donc, selon les calculs de l’ONG Global Footprint Network, « à crédit » jusqu’au 31 décembre…

Ce qu’on appelle « le jour du dépassement » s’était produit le 13 août l’an dernier… soit 1 semaine de moins en 1 an !!!

Cet « earth overshoot day » ne cesse de remonter dans le calendrier puisqu’en 1970, il correspondait au 23 décembre. Depuis, il grignote l’année aussi sûrement qu’il symbolise la consommation des ressources renouvelables :

  • 3 novembre 1980,
  • 13 octobre 1990,
  • 4 octobre 2000,
  • 28 août 2010…

Globalement, en 45 ans, entre 1970 et 2015, l’ONG a calculé que le seuil de dépassement avait reculé de 132 jours.

On peut aussi le voir ainsi : alors que les humains consommaient 103 % des ressources terrestres en 1970, ils en consomment désormais 163 %.

Alimentation, matières premières mais aussi absorption des déchets et du CO2, soit l’ensemble des ressources consommées pour la pêche, l’élevage, les cultures, la construction, l’utilisation d’eau et l’empreinte carbone, entrent dans le calcul de Global Footprint Network, qui estime qu’il faudrait désormais plus de 1,6 planète pour subvenir aux besoins annuels des Terriens.

Le calcul ne prend pas en compte la consommation de matières premières fossiles (gaz, pétrole, charbon…), non renouvelables par définition.

Bien sûr, à partir de la semaine prochaine, nous n’allons manquer ni de nourriture, ni de vêtements… De rien, en effet. Mais la Terre n’est pas une banque qui fait tourner la planche à billets ou boursicote sur un marché financier de plus en plus dématérialisé afin de fournir aux pays ce qu’il leur faut pour assurer la survie de leurs habitants lorsqu’ils passent dans le découvert environnemental.

Ce que nous prenons à crédit est une avance sur les années suivantes et sur les besoins des autres habitants de notre planète.

Cette surconsommation croissante a un coût plus effrayant au final que l’accumulation d’agios. « Pénurie d’eau, désertification, érosions des sols, chute de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, disparition des espèces », énumèrent les ONG. Et il n’y aura ni remise de dettes pour les humains, ni renégociation d’emprunt.

« Vivre à crédit ne peut être que provisoire parce que la nature n’est pas un gisement dans lequel nous pouvons puiser indéfiniment », soulignent-elles.

En regardant ailleurs, on se fait moins peur. Et l’on oublie qu’il faudrait, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF),

  • 5,5 Japon,
  • 3,8 Italie,
  • 2,7 Chine,
  • 2 Inde,
  • 1,9 États-Unis
  • ou 1,4 France

… pour que chacun des pays correspondants passe l’année. Quant à la Suisse, si discrète derrière ses lacs et ses montagnes et patrie du fondateur de Global Footprint Network, Mathis Wackernagel, il n’en faudrait pas moins de 3,8 !

En 2014, l’ONG résumait la « dette écologique » en affirmant que 86 % de la population mondiale vivait dans « des pays qui demandent plus à la nature que ce que leurs propres écosystèmes peuvent renouveler ».

Pour l’avenir, selon Global Footprint Network si les émissions mondiales de CO2 ne diminuent pas, l’humanité aura englouti en 2030 son « budget écologique » dès le 28 juin. Il faudrait alors deux planètes pour subvenir à nos seuls besoins.

La COP 21 pouvait laisser espérer un progrès. Mathis Wackernagel affirmait avant la conférence de Paris qu’une prise de conscience pourrait repousser le « jour du dépassement » au 16 septembre 2030.

Rien ne semble moins sûr mais dit-on, qui vivra verra. Ça c’est pour ceux qui ne veulent rien faire !

gluecks_header_spargel_exotischfr_53565Pour les autres, une question se pose … «Les asperges du Mexique mettent-elles de l’exotisme dans votre vie ?» (lol)

Si vous n’en êtes pas certain(e), voici quelques conseils : Conseils écologiques pour un mode de vie durable

Sinon essayez de calculer votre empreinte écologique (version Suisse en français) : De combien de ressources naturelles (calculées en termes de surface biologiquement productive) avez-vous besoin pour soutenir votre style de vie? Répondez à ce questionnaire pour déterminer votre empreinte écologique, découvrez quels sont les domaines dans lesquels la consommation des ressources est la plus significative pour vous, et découvrez comment alléger votre impact environnemental.

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Sources :
Yves Carroué – LeBerry
– Nicolas Hulot – Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme

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