Actualité : Attention l’aquaponie devient sujet d’arnaques

Autonomie alimentaire  une serre connectee pour produire ses legumes bio sans effort

Actualité : Attention l’aquaponie devient sujet d’arnaques

Les principes de l’Aquaponie peuvent (doivent) être intégrés dans un design de Permaculture pour créer un circuit (presque) fermé entre le potager et une mare ou un petit étang et récupérer ainsi l’eau chargée en nitrate pour l’arrosage sans perdre pour autant l’eau de ruissellement chargée en matières organiques (MO).
Mais de plus en plus, l’aquaponie est devenu en peu de temps un sujet d’argent et d’arnaques (le business, le profil mélangé à la sauce GreenWashing quoi !) et n’a plus rien à voir avec l’éthique de la permaculture qui elle même devient de plus en plus monétisée.
Quand au pire, on mélange ces deux pratiques, on attrape beaucoup de pigeons … (voir l’article de bioalaune.com ci-dessous).
 
Le principe de cette solution consistant à associer permaculture et aquaponie est correct. Je l’utilise d’ailleurs dans mon Association « Graines Et Vie » mais le label BIO est faux (l’aquaponie ou l’hydroponie de peuvent prétendre à un label BIO) et les données communiquées sont fausses ou sous-estimée :
 
  • nourrir 4 personnes avec 25m2 365j/an n’est pas possible. Ma serre Aquaponique de 12m2 (1300 litres + 5m2 + 2m2 supplémentaire si j’améliore le design) permet de nourrir 3 personnes 4 mois sur 12 car sous nos latitudes l’ensoleillement n’est pas suffisamment pour plusieurs récoltes. L’espace et le temps non plus.
  • 100 litres d’eau par an avec un bac de 1000 litres type IBC est faux même si on recycle l’eau d’évaporation. Personnelement, je rajoute entre 2 et 5% tous les 15 jours sur la même contenance soit à minima 2% x 25 quinzaines = 500 litres par an.
  • 1 bac à poissons ne permet pas de faire de l’élevage pour produire des poissons. Il faut 3 bacs : alevins, juvéniles et adultes et encore il faut gérer une alimentation différente. Sinon, avec un seul bac, il faut sans cesse acheter des alevins et ne pas les mettre en concurrence avec des adultes. Et là la facture augmente. Les risque de perte des poissons aussi.
  • pour produire des plantes, il faut faire des semis. Cela prend de la place et du temps. Idem, sous nos lattitudes on ne peut faire des semis en extérieur, il faut donc une serre, du chauffage et de la lumière pour faire des rotation sur 365 jours.
  • 5000€ me paraît un peu fort pour la serre et les équipements. Il faut compter en plus le prix :
    – l’alimentation des poissons si on ne la produit pas de façon autonome : par un lombricomposteur, par l’élevage d’insectes ou par le glanage dans la Nature,
    – l’eau si on utilise pas l’eau de pluie et il ne pleut pas souvent par endroit,
    – et l’électricité à défaut d’avoir investi dans de l’énergie solaire et éolienne renouvelable : coût des équipements initiaux.
 
Ce qui est vrai est qu’une fois installée un système aquaponique nécessite 5mm par jour pour nourrir les poissons et 1/4 h par semaine pour le nettoyage des filtres.
 

Bref c’est encore du marketing. Encore un moyen de faire de l’argent sur le dos de personnes incrédules car non compétentes mais attirées par cette irrésistible envie de manger sain, bon (pour ne pas dire bio) et local !

 


Voici un exemple pris sur le site bioalaune sur la base duquel j’ai analysé les propos et mesures qui y sont avancés !

Myfood est une serre innovante qui permet de produire des légumes et poissons en bio et ne nécessite que quelques minutes d’entretien par jour. De quoi rendre autonome une famille de quatre personnes.

Vous pensez qu’avoir un jardin demande du temps ? Qu’il faut de l’espace et que ce n’est pas toujours rentable ? Trois ingénieurs et commerciaux ont mis sur pied une serre innovante qui va vous prouver le contraire. Avec leur concept Myfood, ils réussissent à nourrir quatre personnes pour un travail quotidien de vingt minutes sur 25m2 de terrain. Ça vous tente ?

Pour une charge de travail minimale, la serre Myfood créée par Mickaël Gandecki, Johan Nazarely et Matthieu Urban, apporte une autonomie alimentaire. La joie de bénéficier des produits de son jardin s’ouvre aux citadins. Ces inventeurs, partis du désir de se ré-approprier la terre, misent sur la capacité de l’homme à produire sa propre nourriture.

Le projet, né en 2010, a pris forme durant l’été 2015 à la POC 21 de Millemont dans les Yvelines, et cette phase de lancement s’est clôturée à la COP 21 au Bourget, Paris.

Synergie des éléments

Combinez quatre éléments : la terre, les végétaux, l’eau et les poissons, et vous réduirez la charge de travail du jardinier. Puis, vous ferez pousser votre potager grâce à la Permaculture et l’Aquaponie, les deux principes sur lesquels se base le fonctionnement des serres Myfood. Interrogé par Les Echos, Johan Nazarely, cofondateur, explique : « l’aquaponie, c’est la création d’une synergie entre les plantes et les poissons. Les poissons vont fournir des nutriments aux plantes via leurs déjections et les plantes vont nettoyer l’eau des poissons. »
Avec la permaculture, le sol de la forêt est reproduit et devient nourricier. Dans la serre, des légumes bio à racines courtes ou profondes peuvent être plantés. Vous verrez des salades pousser en hors-sol sur « des tours de culture ». Ces tours sont des colonnes reliées au circuit d’eau et alimentées au compte goutte.

 

Alors, pour réaliser une telle serre (voir photo en tête d’article), les besoins minimums sont :

  • 25m2 de terrain
  • des caisses, tuyaux, raccords, passe paroi, pompe à eau
  • des colonnes
  • un bassin à poisson
  • 100 litres d’eau par an

La serre en permaculture et aquaponie connectée s’élève à 5 000 €. Mais l’entreprise Myfood répond à des commandes au cas par cas.

Technologie et produits bio

Vous pourrez alors manger sain, bio, local et cela exige, d’après les inventeurs de cette serre, vingt minutes d’entretien quotidien; assez pour nourrir une famille de quatre personnes. Vous pourriez même bluffer vos voisins avec une production, étendue au-delà des saisons, et jusqu’à huit fois supérieures à celle prévue selon les méthodes agricoles traditionnelles. Le tout sans engrais, ni pesticide, ni fertilisant.

A terme, l’entreprise vise à « construire une communauté de citoyens, explique le co-fondateur Mickael Gandecki, par des articles de blogs, le partage d’expérience, et développement de protoypes ». Car, il précise « la serre Myfood en permaculture et aquaponie connectée est dotée de capteurs d’air et d’un relevé de radiation qui permettent de partager en temps réel des informations avec les autres utilisateurs via une plateforme ».

– lire l’article sur le site biolaune : http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/31198/autonomie-alimentaire-serre-connectee-produire-ses-legumes-bio-sans-effort


Échanges avec l’un des co-fondateur de myfood sur le site de bioalaune

Mckl MyFood ·Travaille chez POC21

Bonsoir M. Barbeau, je voudrais vous arrêter tout de suite dans votre campagne actuelle de dénigrement. Cet article est un peu imprécis : pas besoin forcement de monter une cabale contre myfood.

– Nous ne prétendons pas faire du bio. Cette article considère le bio comme un concept plus que comme une norme.
– Vous faites principalement référence à la conception d’un prototype monté avec les moyens du bord il y a quelques mois. Il y a eu de nombreuses modifications depuis (voir votre feuille de route http://myfood.eu/fr/feuille-de-route/). Nous travaillons désormais avec 24 tours verticales et plusieurs bassins.
– Les faîtières de la serre récupèrent l’eau de pluie pour les bassins.
– Le prix correspond au déploiement d’un prototype clé-en-main (livré, monté). Diminuer le coût fait partie de nos objectifs.
– Nous avons actuellement une communauté de Citoyen Pionniers qui vont publier leur résultat en toute transparence. Même si nous sommes très proches de votre positionnement, je vous demanderais d’éviter les injures.

Mickaël,

Michel R Barbeau · Passeur d’Idées à Passeur d’Idées

Mickaël alias Mckl MyFood,
Il n’y a ni injure ni dénigrement dans mon précédent commentaire.
Juste une analyse factuelle et éclairée de votre système sur la base de vos communications et articles croisées avec mes connaissances de centaines de systèmes à travers le monde et mes propres expériences.
Libre à vous de faire vos profils avec la mode du business écolo-citoyen.
Puisque vous vous dites prêt à prendre commande ayez l’honnêté de signaler avec autant de transparence que vous prétendez l’afficher le fait que vous n’avez qu’un prototype qui ne correspond en rien aux objectifs que vous affirmer.
J’oublie le ton de votre message et accepte de tester votre solution. 35 ans de conseils et de management assorti d’un bon niveau d’expérience en Aquaponie et en Permaculture devrait vous permettre d’améliorer votre solution et de sécuriser votre business plan.
Vendre du rêve c’est bien. Les réaliser c’est encore mieux.
Allez soyez donc dans une démarche inclusive et positive.
A bon entendeur.
Michel B
Mckl MyFood · Travaille chez POC21

Michel R Barbeau Vous faîtes depuis deux jours un effort particulier pour dénigrer notre initiative à travers les réseaux sociaux. Votre statut d’administrateur vous permet de faire un ménage très précis parmi vos contradicteurs.

Quant à votre analyse, il s’agit principalement de confusion vis-à-vis de notre démarche que vous n’avez vraisemblablement pas étudiée dans le détail.

Avant toute chose, je vous demanderais de bien vouloir retirer les insultes qui s’adressent à nos citoyens-pionniers/contributeurs/investisseurs qui n’ont pas demandé à être affublé du titre de « pigeon ».

Ensuite, nous pourrons éventuellement poser les bases d’une discussion saine et respectueuse.

Excellente journée,
Mickaël.

Michel R Barbeau ·Passeur d’Idées à Passeur d’Idées

Mickaël Gandecki cessez de crier aux insultes qui n’existent pas. Il n’y a aucun effort de ma part à vouloir dénigrer votre solution. Il y a 2 jours je ne la connaissais même pas et ce sont des internautes qui m’ont sollicités, connaissant mon expérience sur ce sujet, à donner mon avis.

Vos citoyens(?)-pionniers, contributeurs et autres investisseurs sont assurément tous, sauf des pigeons. Quand je parle de se faire pigeonner, je fais référence à un futur client qui déboursera, sans faire le moindre effort, 5000€ minimum pour une serre aquaponique-permacole, à laquelle il ne connait sûrement rien. Donc 5000€ minimum pour une serre, une cuve IBC, 24 tuyaux pour la culture en NFT, quelques tuyaux, pompes et autres testeurs, quelques planches et bâches pour le bac de récupération, etc. .. Bref, ce que vous appelez le kit.

Vous abordez l’aquaponie comme on acheterait un aquarium et le kit de pompes, bulleurs et autres éclairages qui sont souvent livrés avec pour les modèles amateurs-débutants. Pourquoi pas !

Dans ce cas, pour le prix acceptez les remarques, voire les critiques puisque c’est ainsi que vous prenez nos commentaires.

Quid des poissons, des plantes, de la nourriture, des matériaux nécessaires aux buttes-autofertiles ? Comment allez vous gérer la profusion de ‘mauvaises’ herbes qui vont trouver, sous cette serre, un climat idéal pour leur croissance ? Sur le même créneau, comment allez-vous installer l’écosystème nécessaire aux plantes en permaculture lorsque, sous la serre, la pédofaune, notamment les pucerons et autres mouches, viendra se multiplier bien au chaud et dévorer vos salades ? Comment allez-vous assurer la pollinisation de certaines plantes car les abeilles ne rentrent pas dans une si petite serre surchauffée au soleil de l’été ? Voilà quelques sujets sur lesquels nous aurions pu co-élaboré si vous n’aviez pas eu cette arrogance motivée par l’argent et le profil.

Ce sont de ces gens qui vont dépenser 5000€ comme s’il s’agissait qu’un aquarium. Je me doute que pour ces à côtés, tout comme les poissons, les plantes et l’entretient vous proposerez des services annexes alourdissant encore la facture.

Pour votre information, le groupe facebook « Aquaponie Francophone » (https://www.facebook.com/groups/aquaponie.francophone/) dont je suis administrateur est uniquement réservé aux amateurs et n’acceptent aucune démarche commerciale. Votre retrait de ce groupe est donc lié à votre activité commerciale et à rien d’autre.

Bien à vous,
Michel R Barbeau

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Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la vente de graines est temporairement suspendue. Seules les prestations de conseils peuvent être commandées. Merci de votre compréhension. Rejeter